BNP Paribas Fortis Film Finance soutient l’économie culturelle belge
Lorsque vous visionnez un blockbuster international au cinéma ou regardez chez vous une série de fiction en streaming, vous n’imaginez habituellement pas l’architecture financière qui se cache derrière l’écran. Grâce à BNP Paribas Fortis Film Finance, des fonds issus du monde de l’entreprise sont directement injectés dans l’industrie créative et culturelle belge. Vincent Vandevoorde (Head of BNP Paribas Fortis Film Finance), la productrice Katleen Goossens (Bulletproof Cupid) et le matchmaker Alex Verbaere (Witebox) vous expliquent tout. Leur conclusion est limpide : après plus de vingt ans d’existence, ce modèle de financement est devenu un moteur incontournable pour l’emploi local, le rayonnement international et la valeur ajoutée économique du secteur audiovisuel belge.
En 2025, BNP Paribas Fortis Film Finance a levé 46,3 millions d’euros, permettant de soutenir 146 projets en étroite collaboration avec des partenaires de production reconnus. Depuis sa création en 2007, le capital total alloué au secteur dépasse la barre du demi-milliard d’euros. Mais comment ces fonds sont-ils mobilisés pour financer concrètement les tournages, le matériel et les emplois du secteur ?
Du mythe à la réalité : l’histoire derrière « The Riders »
Certains croient parfois à tort que les fonds belges profitent à des studios internationaux via des montages financiers étrangers. L’épopée internationale « The Riders » – financée notamment avec le soutien de Film Finance et mettant en vedette Brad Pitt – prouve exactement le contraire.
Katleen Goossens, productrice chez Bulletproof Cupid, explique le fonctionnement du projet :
« Hollywood n’a en réalité que très peu à voir avec ce projet. Il est basé sur un livre d’un auteur australien et a été tourné en Grèce, aux Pays-Bas, en Irlande et en Belgique. Brad Pitt est le seul Américain sur le plateau ; pour le reste, il s’agit d’un projet 100% européen avec une équipe européenne.
Au départ, une partie importante de l’histoire devait être tournée à Paris. Mais, grâce à l’efficacité de la structure de financement et à l’encadrement professionnel disponibles en Belgique, le scénario a été réécrit pour se dérouler à Bruxelles. Résultat : pas moins de 16 jours de tournage sur le sol belge, ce qui s’est traduit par une injection directe de plus de 8,5 millions d’euros dans l’économie locale. Cette production a fourni du travail à quelque 200 collaborateurs locaux pendant plusieurs mois et a généré des revenus considérables pour les lieux de tournage bruxellois, les pourvoyeurs d’infrastructures techniques, la restauration et le secteur hôtelier. »
Film Finance : un levier stratégique pour l’industrie audiovisuelle belge et l’emploi
Bien que le résultat final soit une œuvre artistique, le modèle de la banque agit avant tout comme un levier de renforcement de l’industrie audiovisuelle belge.
- Apports de capitaux étrangers : les partenaires étrangers cofinancent au moins 50% des dépenses belges. Chaque euro investi via l’écosystème belge s’accompagne ainsi d’un apport de capitaux frais provenant de l’étranger pour notre économie.
- Ancrage juridique strict : chaque dossier est directement lié à un projet spécifique et impose des dépenses vérifiables en Belgique. Les fonds ne peuvent en aucun cas être utilisés par un producteur à d’autres fins.
- Professionnalisation de la filière : grâce au flux continu de productions, une industrie audiovisuelle très réputée s’est développée en Belgique. Les réalisateurs et chaînes étrangers (tels que les chaînes publiques allemandes ARD et ZDF) choisissent de plus en plus souvent de délocaliser l’intégralité de leurs tournages vers des studios et des lieux de tournage belges en raison de la qualité exceptionnelle des équipes locales.
Le trio gagnant : banque, intermédiaire et producteur
Le succès de cette structure repose sur une collaboration bien rodée entre trois piliers professionnels. Voici un exemple de collaboration.
- La banque (BNP Paribas Fortis Film Finance) : elle apporte la stabilité financière nécessaire, veille au respect des cadres juridiques conformément aux directives de la Commission européenne et garantit que les fonds levés sont investis de manière contrôlée.
- L’intermédiaire ou matchmaker (Witebox) : il veille à concilier les exigences strictes de la banque et les processus de gestion des risques avec la réalité mouvante d’un plateau de tournage. Il apporte au producteur la continuité et la marge de manœuvre nécessaires pour faire avancer le projet.
- Le producteur (Bulletproof Cupid) : il est le garant de la qualité artistique et de la production. Il livre les projets dans le respect du budget fixé et des délais légaux.
Au-delà du grand écran : les arts de la scène et le jeu vidéo
Même si les films et les séries de fiction restent les projets les plus visibles, l’impact du dispositif s’étend bien au-delà. Les arts de la scène, notamment la musique classique et l’opéra, représentent désormais environ 20% des projets financés. Le secteur belge du jeu vidéo se tourne également peu à peu vers ce mode de financement pour donner vie à des productions numériques innovantes.
Un ancrage durable pour l’avenir de nos créations
La réussite de grandes productions repose avant tout sur la stabilité, la confiance et la vision. En associant le monde de l’entreprise au secteur créatif et en proposant des solutions de financement spécialisées via BNP Paribas Fortis Film Finance, la Belgique s’impose durablement comme un pôle attractif et compétitif pour les créations nationales et internationales.
Quatre raisons pour lesquelles le modèle Film Finance fonctionne
- Il soutient l’économie locale : les productions étrangères injectent des capitaux dans l’économie belge et font travailler de nombreux fournisseurs, traiteurs, hôtels et équipes de tournage belges.
- Il crée des emplois durables : techniciens, acteurs et fournisseurs développent une expertise professionnelle et pérenne au fil des projets.
- Il garantit un contrôle rigoureux : la banque vérifie minutieusement que chaque euro est bien affecté à des dépenses éligibles engagées en Belgique.
- Il renforce le rayonnement international de la Belgique : les talents et les réalisateurs belges se font connaître à l’international grâce à des coproductions transfrontalières.
Vous souhaitez découvrir comment contribuer à la croissance de l’économie culturelle belge via Film Finance ? Contactez votre chargé de relation ou consultez notre page d’information sur le cinéma chez BNP Paribas Fortis.
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