Nowcast Q2 : l’économie belge résiste mieux qu’espéré

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Pour l’économie belge, nous anticipons une croissance annuelle de 0,8% du PIB cette année et de 1,1% l’an prochain. C’est ce que révèle notre dernier nowcast, élaboré en collaboration avec l’Université de Gand.

La Banque nationale de Belgique (BNB) a publié le mois dernier son propre Business Cycle Monitor. Malgré des estimations moyennes légèrement positives dans certains modèles, les économistes de la BNB ont choisi de fixer à 0 leur prévision de croissance pour le trimestre en cours.

Une question de confiance

L’enquête mensuelle auprès des entreprises confirme ce pessimisme. Commerçants et industriels affichent peu d’optimisme, mais le secteur des services reste le moins confiant. À l’inverse, les entreprises du bâtiment adoptent progressivement un regard plus positif.

Du côté des ménages, la confiance progresse également. Le taux de chômage se stabilise, tandis que le nombre d’indépendants continue d’augmenter. La politique menée influence toujours le nombre de bénéficiaires d’allocations chômage, comme l’illustre le graphique ci-dessous.

Le principal risque ? 

Le risque majeur de ce nowcast se situe, une fois de plus, à la Maison-Blanche. L’accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran aurait pu être un moteur important de la croissance positive observée chez nos clients du segment des entreprises en juin.

Quid de l’inflation ?

Cela se reflète aussi dans les anticipations d’inflation, fraîchement révisées. Le graphique ci-dessous montre l’impact sur les secteurs du commerce, de la construction et de l’industrie. La part des entreprises prévoyant une hausse des prix a clairement reculé le mois dernier.

Chez les ménages, la proportion de « pessimistes inflationnistes » (ceux qui anticipent surtout des hausses de prix) a légèrement diminué. Cette hypothèse est aujourd’hui remise en cause par les développements récents au Moyen-Orient.

L’incertitude autour de l’inflation influence naturellement notre exercice de nowcast. Nous cherchons en effet à mesurer la croissance économique réelle à partir de données transactionnelles nominales. L’hypothèse requise sur l’évolution mensuelle des prix est aujourd’hui soumise à une incertitude supérieure à la moyenne.

Au final, nous tablons actuellement sur une croissance annuelle de 0,8% du PIB cette année et de 1,1% l’an prochain.