18/01/2016

Méfiance vis-à-vis des fondamentaux économiques

  

Le recul des bourses s'est poursuivi la semaine passée, le Stoxx Europe 600 perdant 3,4% et le S&P 500, 2,2%. Depuis le début de l'année, la baisse cumulée atteint ainsi respectivement -9,8% et -8,0%.


Vendredi encore, les nouvelles négatives ont afflué :
- la bourse de Shanghai a chuté de 3,5%, portant les pertes depuis le début de l'année à -20%,
- le pétrole a touché de nouveaux planchers (WTI à 29,4 USD/b et Brent à 28,9 USD/b) suite à l'annonce que les sanctions iraniennes pourraient être levées dès ce week-end (ce qui a été confirmé),
- les ventes au détail aux Etats-Unis ont été relativement décevantes, et surtout
- les révisions baissières des perspectives bénéficiaires sont plus importantes que les révisions haussières.


Sans être spectaculaires, les perspectives fondamentales restent positives. Certains signes encourageants, tels que l'amélioration de l'indice des indicateurs avancés, laissent supposer que nous avons atteint un point bas. Les économies développées présentent les meilleures perspectives. De fait, le chômage recule, les salaires progressent et les indices de confiance des consommateurs envoient des signaux positifs. Les perspectives pour la consommation, qui contribue pour plus de 60% au PIB, semblent donc positives. De plus, les politiques budgétaires seront légèrement plus favorables cette année. Par contre, les plans de dépenses de capital sont peu susceptibles d'augmenter.

Si la croissance de l'activité économique se maintient, les bénéfices des sociétés devraient continuer à s'améliorer, à moins que les marges ne soient mises sous pression, ce qui n'entre pas dans notre scénario de base.


Au niveau des indicateurs techniques des marchés, les signaux deviennent plus positifs. Le pessimisme des investisseurs institutionnels et particuliers approche un niveau de capitulation. Certains indicateurs parviennent en effet à des niveaux touchés en 2009 et 2011, lorsque les marchés étaient à leur plus bas niveau. Par contre, d'autres indicateurs, comme l'indicateur de volatilité VIX, ne sont toujours pas à des niveaux extrêmes.


En résumé, les fondamentaux devraient finir par se réaffirmer, ce qui permettra une stabilisation des cours. Nos spécialistes entrevoient encore en 2016 une tendance positive pour les actions, tendance qui reposera sur la croissance bénéficiaire, même si celle-ci restera probablement inférieure à 10%. Les dividendes contribueront au rendement global des actions. Parmi nos principaux thèmes d'investissement pour 2016, nous privilégions donc les entreprises qui prévoient d'augmenter leurs dividendes. (Xavier Timmermans)

 

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