27/06/2016

 

Une semaine tourmentée

 

L'issue du référendum britannique a fait déferler une onde de choc sur les marchés. De nombreux points doivent à présent être éclaircis, et cela prendra du temps.

 

Les marchés financiers ont connu une journée particulièrement mouvementée vendredi après la victoire inattendue du « non » au Royaume-Uni la nuit précédente. Une journée « risk-off » classique au cours de laquelle les actifs perçus comme plus risqués ont été vendus au profit des soi-disant valeurs refuges comme les emprunts d'Etat américains et allemands ou encore l'or.

 

Au pays des devises également, la volatilité était énorme et la livre Sterling et l'euro ont dû presque logiquement concéder un bon pan de terrain face au dollar américain. Le yen a vigoureusement grimpé lui aussi, comme il le fait traditionnellement dans un environnement « risk-off », mais il y a peu de chances que les décideurs politiques japonais apprécient la plaisanterie. Une réaction de la Bank of Japan en juillet n'est pas à exclure, ainsi que, par ordre dérivé, d'un certain nombre d'autres banques centrales. Habituellement, elles sont en effet les premières à stabiliser les marchés et l'économie mondiale lorsque des chocs surviennent.

 

Dans un tel contexte, les taux d'intérêt ne peuvent que rester extrêmement bas pendant longtemps encore, et des incitants monétaires additionnels pourraient être décrétés également. Autrement dit, les alternatives aux marchés-actions resteront rares. Il s'agit sans doute là de l'argument le plus percutant pour continuer à croire à un peu plus long terme au potentiel haussier des actions. Sans compter que les valorisations commencent à devenir particulièrement attrayantes, en particulier en Europe...

 

Il n'en demeure pas moins que les semaines et les mois à venir resteront très volatils. Le référendum britannique était un facteur de risque essentiel, et le scénario tant redouté est à présent devenu réalité. Mais ce n'était pas le seul facteur de risque, loin de là. Le doute plane toujours sur l'économie américaine, l'économie chinoise et le timing du premier relèvement des taux américains (qui sera probablement une nouvelle fois reporté vu les circonstances actuelles), sans oublier la grande incertitude politique. Car comment devra se dérouler cette sortie du Royaume-Uni? Quoi qu'il en soit, il faudra négocier, et ce alors qu'en Europe, et plus encore au Royaume-Uni, les dissensions politiques semblent grandir. Autrement dit, ce processus pourrait prendre du temps, même si nous sommes en droit d'espérer qu'un effet d'habitude finira par s'installer et que le marché reportera davantage son attention sur les fondamentaux.

 

Naturellement, l'incertitude et les marchés pourraient exercer une influence défavorable sur ces fondamentaux. Les perspectives de croissance ont déjà été revues à la baisse pour le Royaume-Uni, tandis que les prévisions en matière d'inflation ont été adaptées à la hausse en raison de l'affaiblissement de la livre Sterling.

 

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