Épargner pour ses enfants, un thème qui mérite que l'on s'y attarde

Les (grands-)parents épargnent toujours pour leurs (petits-)enfants. Mais comment s'y prennent-ils ? Quelles formules choisissent-ils ? Nos collègues de bpost banque ont mené une étude à grande échelle sur la question auprès de 1 000 personnes. Cette initiative a bénéficié d'une grande couverture médiatique. En guise d'introduction à ce numéro thématique d'Horizon, nous nous proposons de revenir sur les principales conclusions qu'elle a permis de dégager.

     

  • Les (grands-)parents sont de moins en moins nombreux à épargner pour leurs (petits-)enfants, en raison des taux d'intérêt très bas de leur épargne personnelle. Ce sont surtout les grands-parents qui se voient contraints de réduire leur effort, car ils craignent de devoir toucher à leurs capitaux propres au vu de la conjoncture actuelle.
  • Ceux qui le font encore (ou plutôt : ceux qui ont encore les moyens de le faire) s'y prennent plus vigoureusement et commencent plus tôt, souvent dès la naissance de l'enfant. En à peine 3 ans, le montant de l'épargne mensuelle a presque doublé.
  • Le principal objectif d'épargne des (grands-)parents est s'assurer à leurs (petits-)enfants un capital initial de 10 000 euros à leur majorité, qu'ils pourront consacrer, par ordre d'importance, à l'achat d'une habitation, au financement de leurs études, à l'acquisition d'une voiture ou au lancement de leur entreprise.
  • Malgré ses taux historiquement bas, le compte d'épargne reste de loin l'instrument privilégié. Les épargnants recherchent moins de formules alternatives en raison, par ordre d'importance, de leur manque de confiance dans les marchés financiers, de connaissances insuffisantes en la matière, de leur aversion aux risques, de leur ignorance ou de la complexité des solutions existantes.

 

Ce numéro thématique d'Horizon se penchera essentiellement sur ces derniers arguments. Il est un fait que les épargnants s'inquiètent au plus haut point pour l'avenir. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils mettent de l'argent de côté, dans la mesure du possible, pour leurs (petits-)enfants. Les (grands-)parents sont convaincus que la vie de leurs (petits-)enfants sera plus difficile que la leur et que le moindre petit coup de pouce financier leur sera dès lors bien utile.