Si vous avez des enfants, ceux-ci auront droit à une partie de votre héritage lorsque vous décéderez. Cette règle est stipulée dans la loi : les parents ne peuvent pas déshériter leur enfant totalement. Mais que se passe-t-il si vous n'avez pas d'enfant ?

Vous êtes marié(e)
Vous êtes marié(e) et vous n'avez pas d'enfant ? La loi prévoit alors que le conjoint survivant est l'héritier. En se mariant, les membres d'un couple obtiennent donc un statut juridiquement protégé.

À quoi a-t-il ou a-t-elle droit ?
Lorsque vous mourez, votre mari ou votre épouse a droit à l'usufruit de la globalité de la succession et à tout le moins à l'usufruit de la maison familiale et de son contenu. Ce droit est impossible à transmettre à quelqu'un d'autre via un testament.

Pas d'autres héritiers
En outre, si vous n'avez pas d'héritiers – et l'on remonte jusqu'au quatrième degré (parents et grands-parents, frères et sœurs, oncles et tantes, neveux et nièces) – la succession de votre conjoint vous est livrée en pleine propriété.

Il existe d'autres héritiers
S'il existe des héritiers jusqu'au quatrième degré, ceux-ci recevront la pleine propriété de vos biens propres (les biens appartenant aux conjoints seront répartis en fonction du contrat matrimonial choisi). Le conjoint survivant reçoit dans ce cas la pleine propriété des biens communs et l'usufruit des biens propres de la personne décédée. Sachez que si vous établissez un testament, cela peut changer les choses. Il est donc préférable d'en parler avec votre notaire.

Vous n'êtes pas mariés, mais vous cohabitez légalement ? Votre partenaire hérite alors automatiquement de l'usufruit de la maison familiale et de son contenu. Contrairement aux couples mariés, l'héritage n'est pas protégé : dans ce cas, l'usufruit peut être transmis à autrui via l'établissement d'un testament.