Contexte macroéconomique

Septembre 2016

 

Joost van Leenders, Spécialiste en stratégie d'investissement, allocation & stratégie

BNP Paribas Investment Partners

 

 

États-Unis

La croissance du PIB américain au 2e trimestre ressort à 1,1 % (en rythme annualisé) selon la deuxième estimation, pratiquement inchangée par rapport au chiffre initial (1,2 %) avec toujours une importante contribution négative des stocks. Les indicateurs économiques récents demeurent encourageants (emploi, immobilier). La consommation privée est restée solide en juillet après avoir progressé de 4,4 % au 2e trimestre. Les commentaires de la Réserve fédérale ont donné l'impression qu'un débat au sein du comité de politique monétaire retardait la décision de reprendre la normalisation du taux des fonds fédéraux. En fin de mois, Janet Yellen a indiqué que « les arguments en faveur d'une augmentation des taux directeurs se sont renforcés ces derniers mois ».

 

Europe

Dans la zone euro, selon l'enquête auprès des directeurs d'achats pour août (estimation préliminaire), l'activité dans le secteur manufacturier et dans celui des services a continué à croître à un rythme soutenu (avec un indice composite passé de 53,2 en juillet à 53,3, au plus haut depuis janvier), malgré les incertitudes liées à la décision des électeurs britanniques de sortir de l'Union européenne. Le PIB a nettement progressé en Allemagne et en Espagne au 2e trimestre (+ 0,4 % et + 0,7 % respectivement) alors qu'il a stagné en France et en Italie. La demande intérieure (en particulier l'investissement) s'est révélée décevante mais les enquêtes sont compatibles avec une croissance de l'ordre de 0,3 % au 3e trimestre (comme au 2e) qui resterait portée par l'économie allemande. La BCE reste préoccupée par une inflation toujours basse (0,2 % en août selon l'estimation préliminaire) qui ne montre pas de tendance à la hausse. Le maintien d'une politique monétaire accommodante est donc jugé opportun et ce d'autant plus que « les risques à la baisse pesant sur les perspectives économiques de la zone euro se sont accrus, en raison principalement du résultat du référendum au Royaume-Uni ». Le 4 août, la Banque d'Angleterre a abaissé son taux de base à 0,25 %, relancé son programme d'achats d'actifs et mis en place un nouveau système pour fournir des fonds à bon marché aux banques.

 

Japon

Au Japon, la croissance du PIB (2,0 % en rythme annualisé au 1er trimestre) est ressortie à 0,2 % seulement, soit une quasi-stagnation qui s'explique par la faiblesse de la consommation, une contraction de l'investissement productif et un recul des exportations. L'activité dans le secteur manufacturier donne des signes de stabilisation après une contre-performance au printemps et au début de l'été mais la force du yen (au plus haut face au dollar depuis fin 2013) constitue toujours un frein et le plan de relance budgétaire annoncé peine à convaincre. La Banque du Japon entretient les anticipations d'un assouplissement supplémentaire de sa politique monétaire en septembre. Les signes épars d'amélioration des enquêtes d'activité dans les économies émergentes n'ont pas encore été confirmés par les données effectives de production et de consommation.

 

 

Le présent document a été rédigé et est publié par BNP Paribas Asset Management (BNPP AM), un membre de BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP). Plus d'infos.

 

 

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