Réinvestissement : les mêmes règles de base que pour un premier investissement

À un moment ou à un autre, les investissements arrivent à leur terme. Et généralement, les conditions de marché ne sont alors plus du tout les mêmes qu'au début. Mieux vaut donc bien réfléchir avant de réinvestir. Dans le même ordre d'idée, nous attirons votre attention sur les produits qui bénéficient d'une reconduction tacite. En effet, une telle reconduction se fait toujours aux conditions du moment. Or, celles-ci peuvent être nettement moins attrayantes qu'au moment où vous avez commencé à investir.

 

D'un autre côté, ne rien faire et laisser son argent dormir sur un compte d'épargne n'est évidemment pas non plus une solution. Voici quelques règles qui devraient vous aider.

 

Attention à l'évolution des conditions de marché

L'évolution des conditions de marché joue, par exemple, un rôle très important dans le cas des obligations en devises. Le cours de change peut ainsi avoir évolué défavorablement pendant la durée de vie de l'obligation, au risque de vous faire perdre de l'argent le jour de l'échéance. Au moment de réinvestir, vous risquez donc de vous retrouver face au dilemme « dois-je passer en euros et prendre mes pertes ou dois-je réinvestir dans la même devise en espérant que la situation s'améliore ? ».

 

Investissez dans la connaissance

Achetez uniquement ce que vous connaissez. Un conseil sage, mais également une invitation à améliorer sans cesse vos connaissances. Rien ne dit en effet que vous ne pouvez plus apprendre. Le test obligatoire Connaissances et Expérience insiste d'ailleurs sur l'importance des connaissances que l'investisseur doit lui-même acquérir. Il ne doit pas se contenter de suivre aveuglément les conseils qu'il reçoit, aussi bien intentionnés soient-ils.

 

Vous souhaitez, par exemple, investir en actions ? Dans ce cas, vous devez avoir des connaissances de base suffisantes sur les investissements en actions en général et sur les actions spécifiques dans lesquelles vous voulez investir en particulier.

 

Prenons l'exemple des valeurs pharmaceutiques. De manière générale, ce secteur semble proposer de belles perspectives d'avenir. Avec le vieillissement de la population, les besoins en soins de santé et en médicaments innovants ne feront, en effet, qu'augmenter. Jusque-là, tout plaide donc en faveur du secteur.

 

Mais ce qui vaut pour un secteur ne vaut pas nécessairement pour toutes les entreprises actives dans celui-ci. Prenons l'exemple d'une entreprise qui investit énormément dans le traitement d'une maladie très répandue comme les rhumatismes. Elle doit pour cela payer d'importants frais de développement et passer par une procédure d'agrément très stricte. Mais que se passe-t-il si le médicament ne tient finalement pas ses promesses ? L'entreprise possède-t-elle d'autres produits phares pour compenser ses pertes ? A-t-elle suffisamment de médicaments prometteurs dans son pipeline ? Ne risque-t-elle pas, après cet échec, de devenir la proie d'un repreneur ? Pour pouvoir répondre à ce type de questions, vous devez naturellement suivre l'actualité de la société en lisant la presse spécialisée, les rapports d'analystes, les rapports annuels, etc.

 

Ne vous laissez pas guider par vos émotions

Acheter quand tout le monde achète et s'abriter quand la tempête éclate. Voilà des réactions très humaines, mais pas nécessairement de bons réflexes pour un investisseur. N'oubliez pas que les frais peuvent être très élevés lorsque vous vendez et rachetez des titres dans un bref laps de temps. Et ces frais peuvent, au bout du compte, peser plus que vous ne le pensez sur votre rendement final. Profitez donc des périodes plus calmes pour réfléchir à un scénario objectif que vous pourrez suivre en cas de détérioration sur les marchés. Restez, quoi qu'il en soit, toujours réaliste dans vos attentes.

 

Ne croyez pas aux contes de fées

Les investisseurs plus expérimentés ont connu une époque où il était encore possible de doubler son capital en seulement 6 ou 7 ans. Et pas besoin d'investir en actions pour cela. Un simple bon de caisse pouvait faire l'affaire.

 

Cette époque est bel et bien révolue. La crise financière de 2008 et la crise économique qui a suivi ont rendu les marchés beaucoup plus volatils et ont fait considérablement chuter les rendements. Cette situation dure déjà depuis quelques années. L'investisseur doit donc rester réaliste et ne pas nourrir d'attentes trop élevées. Il convient toutefois de faire la distinction entre le court terme et le long terme. Les actions, par exemple, peuvent, à court terme, tomber largement en dessous de leur valeur intrinsèque à cause des réactions émotionnelles des investisseurs. Mais sur le long terme, elles sont beaucoup plus stables et l'évolution de leur cours reflète assez fidèlement les forces et les faiblesses économiques de l'entreprise, ce que l'on appelle ses fondamentaux.

 

Demandez conseil

La dernière règle permet de boucler la boucle : investissez dans ce que vous connaissez, mais fiez-vous également aux connaissances et à l'expérience de la banque. Au moins une fois par an, prenez rendez-vous avec votre conseiller afin d'examiner ensemble la composition et les performances de votre portefeuille. N'oubliez pas non plus l'application Easy Banking, qui vous permet de suivre au jour le jour l'évolution de vos investissements via votre smartphone ou votre tablette.