De l'épargne à l'investissement

Le Belge moyen continue d'épargner malgré le niveau particulièrement bas des taux d'intérêt. Au total, nous avons mis de côté quelque 240 milliards d'euros en 2014. Il convient toutefois de noter que la croissance de l'épargne ne cesse de ralentir. En 2014, nous avons ainsi épargné, en moyenne, 13,4% de nos revenus nets disponibles, soit nettement moins que les 18% enregistrés il y a quelques années. Et selon la Commission européenne, nous devrions mettre de côté l'équivalent de 13,3% de nos revenus en 2015, ce qui correspond à la moyenne européenne.

 

La diminution du pouvoir d'achat n'est certainement pas étrangère à cette évolution. Si nous gagnons moins, nous avons évidemment moins d'argent à mettre de côté. Les nouvelles sont en revanche meilleures du côté des dépenses. Refroidi par la crise économique, le Belge a en effet décidé de postposer certains de ses achats, mais il ne pourra évidemment pas les reporter éternellement. On ne peut toutefois pas encore véritablement parler d'une hausse significative de la consommation.

 

La principale explication de cet essoufflement de l'épargne réside dans le fait que de nombreuses personnes, déçues par le niveau extrêmement bas des taux, ont décidé de se tourner vers les placements. Avec, en arrière-pensée, la célèbre phrase : "There is no alternative" (aussi connue sous l'acronyme "Tina"). Les épargnants ne se sont toutefois pas emballés. La crise financière d'il y a quelques années a évidemment laissé des traces. De manière générale, ils n'ont donc pas directement investi en actions, obligations..., mais ont préféré opter pour les OPC (organismes de placement collectif), et notamment les fonds stratégiques, les produits structurés et les assurances placements de la Branche 21, mais aussi de la Branche 23.

 

Cette transition de l'épargne vers les placements devrait se poursuivre vu que les observateurs ne s'attendent pas vraiment à une flambée des taux l'année prochaine.

 

Retour aux tendances